L’inconnue d’en face
Tu crois pas qu’on pourrait s’embrasser pour de bon ?
Pourquoi pas.
J’étais assis. Je patientais. J’ai l’habitude d’attendre. Et ce n’est pas une habitude qui me fâche. Je n’étais pas serein, encore moins calme, quelque chose me relançait. Mon corps se plaignait, gémit encore. Je me résous à penser que cela passera. Avec le temps, tout vient à se régler. Puis elle s’est posée. En face de moi, elle était de dos. Ne l’ai-je pas déjà vu ? Ne suis-je déjà pas tombé amoureux d’elle ? Rarement aussi splendide, son visage, ses yeux, son sourire, se dessine, pétillent, s’incruste en un souvenir, en une image inimitable. Elle est à la femme ce que la Campanella de Liszt est à la musique. Comparaison facile mais pas évidente tellement cette œuvre est parfaite, sophistiquée, somptueuse, délicate, vivante, passionnée, passionnante, survoltée, enjouée, majestueuse. Un phénomène ? Non. Une lointaine réalité. Un savant mélange de romantisme et d’air mélancolique. Elle inspire le romantisme. Elle nous confronte à une douleur mélancolique. On jouera notre histoire sur les premières notes.
Je m’affole.
J’en rigole. Pas vraiment.
Je suis seul. Heureusement. Si je ne l’étais pas, je ne pourrais savourer ce doux instant, cette femme, dont je vous avoue ne pas avoir la moindre idée de son prénom.

J’aime la façon dont tu décris les femmes. C’est toujours beau (et ça fait du bien).
je ne décris que la réalité !
Superbe, comme toujours…
adorable, comme toujours
Je craque complètement! Ca va pas d’écrire un tel texte!
Tu te fais trop rare sur ce blog!
Et quand je mets des !!! partout c’est que je suis TRES sérieuse!
on a tout fait pour que je ne revienne pas ! BE SERIOUS.