Garçon, de quoi écrire

Je ne veux pas qu’elle me quitte

Posted in Uncategorized by frichtre on 21 septembre 2009

Jacinthe

–         « Arrête de sourire bêtement. Tu retrousses ton nez et ça ne te va vraiment pas. Tes pommettes se relèvent et l’on ne voit plus tes yeux.

–         « Et puis tes dents. Heureusement que tu en as de belles. Tu te vois quand tu souris ?

–         « Tu souris tout le temps. Tu as bien dû le voir un jour ton sourire. Un jour ou l’autre d’ailleurs, tu perdras ton sourire. Il ne te va pas. Mais je le trouve beau. C’est vrai, il ne te va pas. Ce n’est pas de ma faute. Mais tu aurais voulu en avoir un autre ? C’est pour cela que je te permets de sourire. Je sais qu’il ne plait pas. Alors je suis, alors je reste tranquille.

–         « Tu sais que je suis jalouse. Que faisais-tu hier avec Alexandra ? Tu lui souriais ? Ça ne la séduira pas si c’est que tu essaies de faire. Je t’ai attendu jusque très tard. Mes amis t’attendaient. Tu penses que c’est pour ton sourire que l’on patientait ? Non mais en tout cas, ils seront déçus quand ils le verront. Il n’a rien d’extraordinaire. On a ouvert une bouteille de champagne. Pierre s’est occupé de l’ambiance, enfin, de la musique. Il est caractériel quand il n’en a pas la charge. Mais c’est toujours un plaisir d’écouter ses découvertes. Il a mis son coup de cœur. Le nôtre aussi maintenant : Wendy Rene, After laughter comes tears.

–         « Et tu es apparu. Ton sourire ne te quitte jamais. Tu es rentré avec.

–         « Que cela veut-il dire ?

–         « Arrête de sourire bêtement. Tu penches la tête subtilement. Tu la tournes légèrement. On ne compatira pas.

–         « C’est une moue que tu fais. Mais tu as déjà tout. Tu les as toutes. Mais à côté tu les jettes, les rejettes, les rerejettes. Tu en fais des boulettes et les jettes encore une fois. On n’a rien à t’accorder vu que tu possèdes ce que l’on a même pas. Nos sentiments, on te les offre. Nos amis, tu les séduis. Et tu achètes ce qui n’est pas lié à la raison. Tu as raison. Finalement, mieux vaut se rendre compte de ce que l’on peut avoir que de ce que l’on a, si cela ne nous suffit pas.

–        « Tu te souviens de notre véritable rencontre ? Et bien tu ne me souriais pas. Tu étais froid, distant, lointain, imperceptible. D’une distance incommensurable. Tu ne voulais pas que l’on entre en toi. Tu avais peur que l’on te cerne. Tu nous aurais jalousé. Enfin… Je dis nous mais je parle de moi surtout. Et cela, seulement parce que tu ne te comprends pas toi-même.  Tu ne savais pas ce que tu recherchais. Tu ne connaissais rien à l’amour. Tu en avais une approche suscitant son inexistence. Quand je te regardais, je souhaitais voir en toi un homme savant, connaisseur, aimable et aimant, attendrissant et intéressé. Désormais, tu es devenu ce que j’espérais. Ton sourire le traduit bien. Mais il s’adresse à tout le monde. Quand tu souris, j’ai l’impression que tu es savant, aimable, aimant, attendrissant et intéressé. Ton regard pointe vers ma direction ; Tu es beau, charmant, rayonnant et amoureux. Quand tu me souris, c’est un « Je t’aime ». D’ailleurs, tu ne me l’as jamais dit ».

2 Réponses

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  1. Madame Kévin said, on 21 septembre 2009 at 7:28

    « On ne compatira pas » parce que le sourire n’appelle pas la compassion.

    • frichtre said, on 21 septembre 2009 at 8:19

      d’autant qu’ils ne semblent pas frustrés.


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