Garçon, de quoi écrire

Je vivrai vieux garçon

Posted in Inutile by frichtre on 29 septembre 2009

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La vie est une succession de malentendus. Mais il y a une certitude : je vivrai vieux garçon.

Je le sais. C’est écrit. Tant pis : je vivrai vieux garçon.

Il y a ces certitudes, qui ne se sont d’ailleurs pas que des certitudes mais une farouche réalité. Elles nous tiennent au corps et à l’esprit, inconsciemment on la travaille, on ne la voit pas arriver mais elle ne repart plus jamais une fois bien installée dans sa petite vie.

Vivre vieux garçon n’est pas une fatalité. Je ne suis pas déterministe dans l’âme pour autant cependant mes impressions se vérifient toujours. Le principal problème dans toute cette fâcheuse histoire, c’est moi. Mais pas le moi de mes défauts. Plutôt le moi du je-ne-comprends-pas.

En effet, en substance, il n’y a rien qui s’oppose à mon bonheur. Notez que je ne définis pas entièrement le bonheur selon le plaisir (ou la contrainte) de passer de mes jours/nuits/semaines/mois/années/noce de diamant avec la même personne.

Je me souviens d’un reportage sur une chaîne un tantinet plus intellectuelle que TF1 sur la propension des femmes à choisir un homme. Les critères de sélection sont, d’après une étude très sérieuse et réalisée par une prestigieuse université américaine, entièrement tournées autour de la question de la descendance, c’est-à-dire de la capacité de l’homme à concevoir un enfant beau, en pleine santé et intelligent (ou qui a plus de chance de le devenir). Le second critère est que l’homme puisse offrir un environnement économique, social, culturel et intellectuel de premier ordre (mais toujours pour l’enfant, la femme a cet instinct qui réside en elle et qui établit des critères de choix pour son futur et potentiel nourrisson).

Ainsi, les hommes, pour être choisis, doivent porter des gênes/allèles favorisant la reproduction d’un bébé presque parfait (parfait ça serait tout de même génial) tout en ayant la possibilité d’assurer avec son porte-monnaie.

Donc, si je me mets face à un miroir, avec une lumière sympa, de loin, après une visite chez le coiffeur et le barbier et une paire de souliers neufs aux pieds, je peux, bon an mal an, et sur une série de malentendus, dire que je réponds au premier critère. En plus, j’ai en réserve des gênes yeux verts donc l’affaire aurait pu être dans le sac.

Par ailleurs, à mon âge, en faisant le tour de mon appart’, de mon métier, de mes « connaissances », de mon à peu près de culture, de ma reproduction de caste sociale, on aurait pu parier que le second critère était dans la poche.

C’était sans compter cet exemple : si une fille peut avoir un nez parfait, des lèvres bien dessinées, des fesses comme on les aime, une poitrine à la Chantal Thomas, un ventre de vitrine de pharmacie, ce n’est pas pour autant qu’elle est jolie. Des éléments parfait mis bout à bout peuvent s’avérer d’un très mauvais goût. C’est comme cela que je me réconforte. C’est comme cela que j’explique mon état.

En effet, las des introspections, des déceptions, des remises en cause ! Exit les interrogations existentielles du qu’est-ce-qui-ne-va-pas-chez-moi !? Mon caractère autiste et asociale aura-t-il raison du bonheur qu’un couple – puis qu’une famille – peut procurer ? Non, je disais une phrase avant que je rayais de ma sphère cérébrale toute interrogation qui pouvait remettre en cause mon légitime, durable et définitif célibat. Et ce ne sont ni les soirées en boîte, carton ou autres box qui me feront changer d’avis. Pas même les sites de rencontres, encore moins mon univers professionnel, sans compter les à cotés et autres opportunités sociales.

Assumons cet état de fait : nous ne sommes pas tous fait pour vivre à deux. Et si tant est qu’on le soit, nous ne sommes pas tous disposés à faire LA rencontre de sa vie. Et si tant est qu’on le soit, nous ne sommes pas tous disposés à s’engager. Et si tant est qu’on le soit, nous ne sommes pas tous disposés à faire en sorte que ça marche. Et si tant est qu’on le soit, nous ne sommes pas tous persuadés qu’en face cet engagement soit réciproque. Et si tant est qu’elle le soit – persuadée qu’il faille tout mettre en œuvre pour que l’histoire fonctionne -, pas sur que nous ne changions pas d’avis après mains engueulades. Mais je suis déjà très loin, car la raison que je me fais de ma vie en solo s’arrête au simple constat qu’il faut pouvoir démarrer avec quelqu’un et ce n’est pas une mince affaire. Car si je parlais des critères de choix des femmes, il n’en reste pas moins que j’ai les miens.

C’est donc ici que le bât blesse : mes absurdes exigences.

3 Réponses

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  1. Madame Kévin said, on 29 septembre 2009 at 3:13

    Les personnes invivables ne peuvent vivre qu’avec des personnes invivables.

    • frichtre said, on 29 septembre 2009 at 5:52

      C’est un ménage qui dépote !

  2. emanu124 said, on 27 décembre 2009 at 11:14

    Effectivement c’est de circonstances !!
    Méfie-toi quand même… Ne jamais dire jamais…


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