Garçon, de quoi écrire

Fesse à fesse

Posted in In a sentimental mood by frichtre on 6 octobre 2009

Lire avant In a Sentimal Mood #3 de Madame Kevin

Deux ans. Deux ans que nous ne nous sommes pas vus. Deux minutes. Il lui a fallu deux minutes pour qu’elle sache que je l’avais toujours en moi.

Elle m’a toujours fait des sales coups.

Quand nous rentrâmes de Strasbourg après avoir passés nos piteuses années à l’École de l’élite républicaine, j’ai du lui mentir sur mon adresse. Elle aurait été capable de tout. D’ailleurs, elle a été capable d’idioties plus grosses qu’elle. Autour d’un pot, elle me raconte qu’elle avait sonné à tous les interphones de la rue Dragon pour me retrouver. Elle pouvait toujours chercher, j’habitais Rue Saint-Honoré. Toutefois elle ne pouvait pas se douter que j’abandonnerais ma Rive Gauche.

Une autre fois, trente appels en absence. Complètement névrosée la pauvre ! Je reçois un texto : « le numéro secret de votre messagerie est le 0000 ». Mais je n’y crois pas ! Elle essaie de rentrer dans ma boîte vocale. Le lendemain, impossible d’écouter les messages. Elle m’envoie un sms : « Salaud, tu n’es vraiment qu’un pauvre salaud ! » Fissa, j’appelle le service clientèle de mon opérateur, je lui raconte la blague et il réinitialise mon code secret. « Vous avez un nouveau message : – bonsoir Julien, c’est Oriane. Je suis seule à la maison, mon mari est en week-end avec les enfants. Je ne suis pas très bien. Tu peux passer à la maison ? On boirait un peu de rouge ». Merde, mais c’est qui celle là ?

Bref, la coupe est pleine.

Je frappe à la porte à pleine paume. Je n’attends pas la réponse. J’ouvre.

– CONNASSE !!!!! lui balancé-je à la figure en la cherchant du regard.

– Mais… Mais… Monsieur !

– Oh ! je vous prie de bien vouloir m’excuser, je me suis trompé de porte !

Je crois qu’à cet instant, tout le sang ayant irrigué ma verge est remonté en un éclair à mon visage le rendant écarlate, rouge, rouge de honte. La secrétaire était interloquée, elle suffoquait encore plusieurs minutes après cette peur. Une peur qu’elle racontera longtemps à ses petits-enfants. Une anecdote tellement terrifiante qu’elle rivaliserait avec les récits des anciens combats d’Irak et d’Afghanistan les plus endurcis. Je remercie le ciel qu’elle n’est pas été cardiaque. Parce que moi, je n’offre que les petites morts.

– …

– Une nouvelle fois, excusez-moi.

– Calmez vous et j’espère que vous ne serez pas aussi terrifiant après avoir poussé la bonne porte, me dit cette assistante chevronnée.

Je referme la porte délicatement, comme pour effacer des mémoires de ces couloirs ma violence, voire pour la récupérer car il n’en reste pas moins que Laura devait payer.

Dans tous les cas, j’ai du crier tellement fort qu’elle a du le prendre pour elle tout aussi violemment que cette secrétaire. Ma vision d’horreur en moins.

Je reprends ma serviette, je l’ouvre, j’attrape mon blackberry et cherche un email de Miss Pigale. Ah. B 1574. J’y étais presque. J’y retourne. Les plis de mon costume rayés de la carte. Mes cheveux remis en place. Les pieds joins. La main gauche dans la poche. La main droite posée sur la poignée. Je la tire vers le bas, pousse la porte et esquive un premier pas en direction de ma proie. Son bureau est petit, je le découvre au fur et à mesure que l’entrebaillement de la porte s’élargit. Des piles de dossier recouvre le sol, la table de réunion, les chaises et les bibliothèques. Tout doucement, je commence à apercevoir son bureau et sa veste est posée sur son fauteuil. Le téléphone est décroché en même temps que son portable traîne sur son agenda. C’est en visualisant la sompteuse musique de l’une des dernières scènes de l’Elixir d’amour de Donizetti que j’avance. Una furtiva lacrima. Cet homme crie sa peine de toutes ses forces. Il lui semble que c’est fini et que tout doit s’arrêter net. Je ne suis pas d’accord. Alors bien que le même déchirement m’habite je prends le risque de continuer, de progresser sur un terrain inconnu tout en gardant les yeux ouverts. Mon rythme cardiaque ralentit, comme si cette faculté me permettait de percevoir le moindre mouvement de cette pièce. Les secondes passent mais je n’ai toujours pas franchi le seuil de la porte. C’est alors que je me décide de le faire lorsque celle-ci se referme en claquant férocement. Laura me gronde dans les oreilles « CONNARD !!!! » Imaginez vous un enfant criant BONJOUR dans les oreilles de ces parents alors qu’ils sont dans leur lit, à peine réveillés. Effet assuré. Elle en profite pour me taper sur l’épaule ce qui inévitablement me fait tomber. Je vrille d’un demi tour, je me retrouve sur le sol, comme une larve impuissante, j’implore son pardon. Mais elle n’est pas dupe. Laura esquisse un sourire en demi teinte, elle m’ordonne de rester au sol et écrase mon sexe avec la pointe de son talon. Mes sueurs sont tellement intenses qu’elles m’ont quitté. Je redoute le moment où sa névrose explosera. Toutefois, elle se reprend et songe intelligemment à retirer ses accessoires.

Ma position m’offre de nombreux avantages comme de distinguer la naissance de ses bas.

23 Réponses

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  1. FaFa said, on 6 octobre 2009 at 7:06

    Waaa quelle suite ! Forcément, ça laisse pantois une nouvelle fois, et on veut en savoir plus !
    Je vois que tu t’es laissée aller à écrire à chaque fois ta version !

    • frichtre said, on 6 octobre 2009 at 10:43

      On avance peu à peu. Il est vrai que l’on décrit surtout des sentiments et un état d’esprit plus qu’une action car ici la scène doit durer pas plus de 5 minutes j’imagine.

  2. Madame Kévin said, on 6 octobre 2009 at 9:32

    Il ne fallait pas rester au sol, il ne fallait pas…

    • frichtre said, on 6 octobre 2009 at 10:43

      C’est ma position favorite😉

  3. Thé Citron said, on 6 octobre 2009 at 1:03

    J’aurais pensé l’inverse! Que c’était elle qui allait être soumise!
    Pourquoi ? J’en sais rien!

    • frichtre said, on 6 octobre 2009 at 1:37

      Pour le moment elle a l’avantage. Mais pas sur qu’il se laisse faire.

  4. Izzie said, on 6 octobre 2009 at 3:04

    Tout ça pour voir sous les jupes des filles?!🙂
    Il était trop nerveux, il s’est fait avoir!🙂 Mais il peut aussi lui faire une prise de judo et c’est elle qui choit!

    • frichtre said, on 7 octobre 2009 at 2:07

      c’est sympa de regarder sous les jupes des files mais peut-être qu’il en voudra en plus.

  5. Izzie said, on 6 octobre 2009 at 3:12

    En fait si je suis honnête, il remonte la main sous sa jupe et la bascule!

    • frichtre said, on 7 octobre 2009 at 2:08

      je suis pas vouloir de la bousculer si j’étais sous cette femme.

      • Izzie said, on 7 octobre 2009 at 1:59

        basculer, pas bousculer🙂 Je ne suis pas pour le bousculage non plus!

        • frichtre said, on 7 octobre 2009 at 9:14

          c’est bien ça : « je me lève, je te bouscule, comme d’habitude. »

  6. Chouyo said, on 6 octobre 2009 at 5:53

    Le trajet du sang m’a laissée pantoise (je note dans mes carnets, c’est superbe).

    • frichtre said, on 7 octobre 2009 at 2:10

      Il me semble que le sang est retourné rapidement à sa place.

  7. Gabrielle said, on 6 octobre 2009 at 6:50

    Je débarque par chez Madame Kevin, où je disais : bonne idée, et en plus c’est écrit en ménageant le suspense.

    En tous cas, en voilà un qui n’a pas froid aux yeux : les bijoux de famille menacés par un talon aiguille, il ne pense qu’à regarder sous la jupe … C’est qu’il doit en garder sous la pédale !

    • frichtre said, on 7 octobre 2009 at 2:13

      il y a bien entendu une part de soumission, volontaire ou non, mais avec une dose de confiance bien mesurée.

  8. Damien said, on 6 octobre 2009 at 7:59

    Il faut la soumettre tout en lui faisant croire que c’est elle qui le soumet. Avec les bijoux de famille en bouillie, ça va être dur de remonter la pente.

    • frichtre said, on 7 octobre 2009 at 2:14

      remonter la pente… c’est exactement ce dont il s’agit !

  9. kabotine said, on 7 octobre 2009 at 1:33

    Haa !!! superbe !
    Vite la suite chez Mme Kévin !
    J’adore cette partie de tennis (et j’ai bien mis un T)

    • frichtre said, on 7 octobre 2009 at 9:15

      je crois qu’elle m’a refilé ma main ! je sers pour le jeu, le set ou le match ?

  10. frank said, on 12 octobre 2009 at 10:50

    salut les soumis
    cependant où son les Maîtresses moi je suis de cette région et j’aimerais bien rencontrere une belle jeune Maîtresse débutante ou avec beaucoup de pogne

    Sincèrement
    Un homme qui subie la paleur de ces fesses

    frank

    • frichtre said, on 12 octobre 2009 at 11:28

      j’espère que tu trouveras ton bonheur.

  11. frank said, on 13 octobre 2009 at 2:27

    je peux toujours m’auto suffire par contre un bon coup de stap ou de palette couché sur les genoux de sa maîtresse ca te fais jouir pas à peu près

    frank


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