Garçon, de quoi écrire

Enfance

Posted in Le monde est plat by frichtre on 11 juin 2010

Notre vie est une succession de volontés, d’envies, de rêves qui s’entrechoquent laissant place à l’un ce que l’autre n’a plus de palpitant. Alors tout devient changeant, et l’expérience que l’on se fait de notre vie perd de son sens comme il peut en acquérir. C’est comme un disque qui se finit. Mettez du Carla Bruni et elle vous dira que c’est inexplicable voire inacceptable. Mais on souhaite tellement que notre vie explose qu’on ne se soucie plus de son avenir. On s’excite à vivre au jour le jour, à exhiber ce que l’on ne fera sans doute jamais demain. Tout s’exagère quand finalement on veut tout. Quand finalement nous voulons tout faire. Notre vie prend ce tournant. Celui qui nous dirige vers cette malice où se mêlent et s’emmêlent l’aube et le crépuscule. Où l’on s’imagine vivre en même temps des instants si différents aux notions si parallèles. Alors on se laisse reprendre avec nos promesses. Ceux, qui de temps en temps, nous sont étrangers.

Tordons le cou à ces cordes de guitare. Demandons leur de nous jouer des airs attendrissants. Demandons leur de remplacer ces cris. Plus besoin de baisser la tête pour que notre esprit s’aperçoive de la tristesse de notre sphère. Plus besoin de lever la tête pour que notre esprit s’aperçoive de la sagesse de nos disparus. Fermons les yeux pour abandonner nos douleurs. Fermons les yeux pour rejoindre nos joies.

On tourne en rond. On adore étendre ses bras, les sentir rigides jusqu’au bout de ses doigts. Nos yeux ont réussi à se fermer. Cette force qui nous balance de tous les côtés s’apparente à vouloir nous rendre malade. Toutes nos références vaquent en une vision que l’on a plus que chaotique. Heureusement que l’on sourit, que l’on rit même. Car s’enchanter à perdre la tête n’est vraiment qu’un jeu d’enfant.

Il ne suffit pourtant pas de grand-chose pour s’évanouir, mais on préféra inverser le sens de nos délires pour enfin retrouver ce que l’on a perdu : son enfance.

4 Réponses

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  1. See Mee said, on 11 juin 2010 at 11:37

    C’est un plaisir de te relire (j’ai manqué le précédent). Le début de ce texte m’a parlé d’une voix familière. La suite, je la comprends moins, mais je me laisser bercer par les mots : si le sens m’échappe, leur musique, leur harmonie me berce.

    • frichtre said, on 21 juillet 2010 at 11:07

      il ne faut parfois pas chercher à comprendre.

  2. Madame Kévin said, on 12 juin 2010 at 2:30

    Tu mets tes mots sur ce que je ressens et que je ne parviens pas à exprimer.

    • frichtre said, on 21 juillet 2010 at 11:09

      c’est le plus difficile. exprimer des sentiments diffus que l’on peine soi même à imaginer. juste une sensation.


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