Garçon, de quoi écrire

Champs de mars

Posted in Inutile by frichtre on 18 octobre 2011

De : frichtre@wordpress.com

Date : 26 septembre 2011 22:57:12 HAEC

À : Partenaire de squash

Objet : Le sort s’acharne sur moi !

Hey !

Je rejoins hier une amie rue clerc pour un verre (je n’avais pas encore dormi !). On décide d’aller se poser sur le Champs de mars et là, juste devant moi, une fille comme je les aime. S’il fallait décrire un idéal, ce serait elle. Bref, superbe ! Des fesses à tomber, une cambrure folle, une petite poitrine hors compétition !

Elle était avec une copine assez quelconque.

Mon amie, Hélène, la remarque également. On en parle et essayons de trouver un moyen de l’aborder. Je te passe les détails, mais je lui adresse la parole avec un « qui est l’acteur principal de Truman Capote ? ». C’est honteux, n’est-ce pas ? Sa copine quelconque sort son iphone et me renseigne. Fin de la première partie.

Seconde partie, je la veux plus que tout. Elle se lève. Les deux filles se préparent à partir et courageux comme je suis, je reste sur mes fesses à la regarder, Persol sur le nez. D’un air détaché, je demande à son amie un stylo. Elle me le donne. Je reste assi et je note mon numéro sur la serviette blanche du café (je ne sais pas pourquoi j’avais ça avec moi, mais tant mieux).

Je lève la tête, je regarde cette gravure de mode face à moi et je lui demande son prénom. Un peu étonnée, elle est un peu gênée aussi : « Clémence » dit elle en rigolant.

Alors, je lui glisse : « Cela fait 36h que je n’ai pas dormi. J’ai fait la fête tout le week-end et je ne me suis pas encore pris de râteau. Alors au lieu de demander ton numéro, je te donne le mien ».

Elle me regarde, rigole, sort un « c’est une blague! », prend ma serviette blanche, se retourne et part.

5 secondes après je comprends que j’ai été un gros connard. En effet, j’ai réalisé que si je voulais dire : « Je suis fatigué après une nuit blanche, je ne me suis pas pris de râteaux car aucune fille ne m’intéressait. Mais maintenant que je te vois, je veux tout de même bien finir mon dimanche. Alors, au lieu de m’attendre à une fin de non recevoir, je préfère te donner mon numéro. Tu pourras en disposer comme bon te semble. »

Cependant, elle a du comprendre « J’ai baisé tout le week-end, je veux finir comme j’ai commencé alors prends mon numéro de toute façon tu ne pourras que m’appeler ».

On devrait TOUJOURS dire ce que l’on pense AU PREMIER DEGRÉ.

Frichtre

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Madame Kevin : joyeux anniversaire

Posted in Inutile by frichtre on 3 décembre 2009

Billie The Kid Vs. Billy Elliot

Posted in Inutile by frichtre on 2 octobre 2009

Billy The Kid

Billy Elliot

Billy Elliot

Billy The Kid : …

Billy Elliot : …

Billy The Kid : Tapette !

Billy Elliot : Racaille !

Billy The Kid : P’tit con !

Billy Elliot : C’est toi le p’tit con !

Billy The Kid : …

Billy Elliot : Moi au moins j’m’appelle vraiment Billy ! Henry !

Billy The Kid : En même temps moi je n’ai pas un père qui s’appelle Jackie !

Billy Elliot : Normal, lorsqu’à 20 ans on te surnomme toujours Le Gamin, t’as pas besoin d’une tare en plus !

Billy The Kid : Joue pas l’malin avec moi. J’en ai buté plus d’un et pour moins que ça.

Billy Elliot : C’est sur ta connerie que tu butes mon très cher ami.

Billy The Kid : Quoi ?! Quoi ?!

Billy Elliot : Écoute moi mon pote, je vais te faire un moonwalk et trois pas de danse, ça va te désarmer en moins de temps qu’il t’en faut pour pisser.

Billy The Kid : T’es vach’ment vulgaire pour un prolo anglais coincé du cul en tutu.

Billy Elliot: Oui et je bois le thé avec Margaret pour la remercier d’avoir fermé les mines.

Billy The Kid : Te mine pas mec. ah ah.

Billy Elliot : T’as braqué un peu d’humour à Laugh Banking Corporation ou quoi ?

Billy The Kid : J’frappe moi-même la monnaie du rire pauv’ naze. Tiens j’t’en file un peu, t’as l’air trop con.

Billy Elliot : Tu connais serviet’sky ?

Billy The Kid : ??

Billy Elliot : Ouai t’es trop défoncé. Serviet’Sky a du te filer du shit parce que tu crois que ça augmentera tes facultés intellectuelles.

Billy The Kid : Mais t’es un grand malade toi !

Billy Elliot : Allez chouchou, tu peux me l’dire.

Billy The Kid : Billy

Billy Elliot : Quoi ?

Billy The Kid : Ta gueule.

EXCLU : La UNE du Libération du 2 octobre 2009

Posted in Inutile by frichtre on 1 octobre 2009

libé_frichtre

ps : Je tiens à préciser que bien entendu c’est un fake (si on ne l’avait pas saisi).

Hystérie des sexes

Posted in Inutile by frichtre on 30 septembre 2009

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Séquence 1

Plongé dans le noir, un projecteur s’allume et éclaire un homme sur le côté droit d’une scène. Il se dirige doucement, délicatement, presque sur la pointe des pieds, vers le centre de la scène.

L’homme (Voix Off)

Quand je me déplace

Je me débats

Je me présente à d’autres gens

D’autres personnes

Des inconnus

Des amis parfois

Mais il n’y a personne

Je ne vois rien

Un groupe désuni, désorienté

Ils ont confisqué mes intérêts

Je ne rentre plus dans le rang.

Il tourne en rond comme s’il ne reconnaissait pas l’endroit où il se trouve. Il est perdu et affolé.

L’homme (Voix Off)

Mais où suis-je ?

Dites- moi que je me retrouverais

Mais où suis-je ?

J’ai mal

Je dois me lever, m’élever

Mais où suis-je ?

J’assure mes relations

Je préfère me confondre avec leur silence

C’est plus parlant.

Il s’allonge alors et s’endort. Le projecteur s’éteint.

Séquence 2

À gauche de la scène, un second projecteur illumine une femme recroquevillée tenant ses genoux sur sa poitrine. Elle ouvre les yeux. Elle allonge son corps, prend de l’ampleur tout en restant sur le côté.

La femme (Voix Off)

Je dois me lever, m’élever.

Trop basse

Je récolte trop de poussières

C’est pourtant de son attention

Dont j’ai besoin

Changer d’amourettes

Troquer ces éternuements

Contre des sentiments.

Elle se lève ensuite et se dirige vers l’homme.

La femme (Voix Off)

Où est-il ?

Je ne le vois pas.

D’habitude, il dort près de moi

Ce matin

Il a cette capacité à être absent

C’est presque un don

Il est toujours absent.

Le premier projecteur se rallume sur cet homme profondément endormi.

La femme (Voix Off)

Je le vois

Il dort

Il somnole ?

Non il dort.

Mais pourquoi ?

Elle s’accroupit. Il ne se réveille pas. Elle le bouscule légèrement. Il ne se réveille toujours pas.

La femme (Voix Off)

Ce n’est plus l’heure de rêver.

Il doit être avec moi, pour moi, en moi à cette heure.

Il aurait dû me réveiller

Me caresser

Il aurait dû me prendre

Me caresser, m’embrasser, me pénétrer à cette heure.

Il sait que j’aime ça.

Mais il ne se réveille pas.

Le projecteur le pointant s’éteint. Elle se lève tremblotante. Elle retourne à sa place d’origine.

La femme (Voix Off)

Il y a pourtant plus confortable que ce sol.

Ma persévérance fait défaut.

Je devrais retourner dormir.

Le second projecteur s’éteint une nouvelle fois.

Séquence 3

Le projecteur éclaire là où nous avons trouvé en premier lieu l’homme. On y voit cette femme criée.

La femme (Voix Off)

Non

Ce n’est pas possible

Pas gérable

Pas croyable

Inadmissible

Elle crie férocement.

La femme (Voix Off)

Pour qui se prend-t-il ?

Mais ce n’est pas vrai !

C’est hallucinant

Lancinant

Intolérable !

Elle gesticule de façon désordonnée. Ses mouvements sont amples et brutaux.

La femme (Voix Off)

Mais qui suis-je ?

Moi et elle en même temps.

Celle-ci puis celle-là.

Un vent, un tourbillon

Une enclume, une plume

Je m’emporte

Mais comment ne pas s’emporter

Quand on est inexistant ?

Elle se roule par terre et se lève immédiatement.

La femme (Voix Off)

Je n’y crois pas

Je le déteste

Qu’il me fasse l’amour

Qu’il m’aime

Qu’il m’emporte

Je le déteste.

Quel homme

Je le déteste.

C’est délirant

Histoire de s’engueuler

À croire qu’il le fait exprès.

Elle occupe toute la scène. Elle fait des bonds, sautille. Elle continue de parcourir la scène en sautillant, en écrasant le sol, en sautant à pieds joints.

La femme (Voix Off)

Je ne veux plus qu’il me touche

Il me brise

Je me caresse

Ne peux m’embrasser seule

Mais ce n’est pas important.

Elle se fatigue.

La femme (Voix Off)

Alors mon corps se fait pénétrer

Se fait consumer

Par l’impatience

Par l’ironie

Par un rêve achevé

Elle s’allonge alors sur le bord de la scène. Sa jambe et son bras pendent dans le vide.

La femme (Voix Off)

D’un couple

De notre couple

De mon couple

Brouillé

Détruit

Désatomisé

Inexistant.

C’est alors que nous replongeons dans le noir total.

Séquence 4

La femme continue de crier. On ne voit plus rien. Nous sommes plongés dans un noir éperdument sombre. Elle s’amuse à postillonner violemment.

Séquence 5

Le projecteur se rallume sur l’homme. Il dort toujours. Il est immobile.

L’homme (Voix Off)

Je m’enfonce dans mon insouciance

Je ne partage pas mes rêves

Je les vis à peine

Je pends mes ambitions

Je fusille mes bienveillances.

Le projecteur s’éteint.

Séquence 6

On rallume le spot sur notre femme. Elle est allongée à la place de l’homme.

La femme (Voix Off)

Encore une fois

Ça s’enchaîne

Cette fois-ci

Il est parti

Un second projecteur l’éclaire.

La femme (Voix Off)

Mais il a bien fait de fuir

Je l’aurais chassé

Elle se tient comme son compagnon mais très vite elle s’installe sur le dos.

La femme (Voix Off)

Mais je l’aimais moi

Je me sentais aimer

Je faisais l’effort de croire en lui

Ses membres sont écartés et étendus. En silence, elle se désarticule. Elle bouge incongrûment.

La femme (Voix Off)

Aie

Cette douleur

Qui tape ?

Mais qui me tape ?

Aie

C’est insupportable

Qu’il s’en aille

Je le retrouverais

J’en trouverais bien un autre

Elle s’étire, se tire, dans tous les sens.

La femme (Voix Off)

Une cigarette qui fume

Blanche

Rougeâtre

Teintée de gris

Grande

Fine

Ridicule.

Ridiculement écrasée

Elle fume toujours

Aie

Puis elle se lève et se retire du plateau. Sa voix s’apaise.

La femme (Voix Off)

L’exile est mon seul recours

Avant d’être jetée aux ordures.

Tout s’éteint.

Séquence 7

Notre homme est allongé sur le dos. Un projecteur éclaire uniquement son visage. Subitement, il ouvre ses yeux et se met à crier comme pour se sortir d’un écœurant cauchemar.

Je vivrai vieux garçon

Posted in Inutile by frichtre on 29 septembre 2009

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La vie est une succession de malentendus. Mais il y a une certitude : je vivrai vieux garçon.

Je le sais. C’est écrit. Tant pis : je vivrai vieux garçon.

Il y a ces certitudes, qui ne se sont d’ailleurs pas que des certitudes mais une farouche réalité. Elles nous tiennent au corps et à l’esprit, inconsciemment on la travaille, on ne la voit pas arriver mais elle ne repart plus jamais une fois bien installée dans sa petite vie.

Vivre vieux garçon n’est pas une fatalité. Je ne suis pas déterministe dans l’âme pour autant cependant mes impressions se vérifient toujours. Le principal problème dans toute cette fâcheuse histoire, c’est moi. Mais pas le moi de mes défauts. Plutôt le moi du je-ne-comprends-pas.

En effet, en substance, il n’y a rien qui s’oppose à mon bonheur. Notez que je ne définis pas entièrement le bonheur selon le plaisir (ou la contrainte) de passer de mes jours/nuits/semaines/mois/années/noce de diamant avec la même personne.

Je me souviens d’un reportage sur une chaîne un tantinet plus intellectuelle que TF1 sur la propension des femmes à choisir un homme. Les critères de sélection sont, d’après une étude très sérieuse et réalisée par une prestigieuse université américaine, entièrement tournées autour de la question de la descendance, c’est-à-dire de la capacité de l’homme à concevoir un enfant beau, en pleine santé et intelligent (ou qui a plus de chance de le devenir). Le second critère est que l’homme puisse offrir un environnement économique, social, culturel et intellectuel de premier ordre (mais toujours pour l’enfant, la femme a cet instinct qui réside en elle et qui établit des critères de choix pour son futur et potentiel nourrisson).

Ainsi, les hommes, pour être choisis, doivent porter des gênes/allèles favorisant la reproduction d’un bébé presque parfait (parfait ça serait tout de même génial) tout en ayant la possibilité d’assurer avec son porte-monnaie.

Donc, si je me mets face à un miroir, avec une lumière sympa, de loin, après une visite chez le coiffeur et le barbier et une paire de souliers neufs aux pieds, je peux, bon an mal an, et sur une série de malentendus, dire que je réponds au premier critère. En plus, j’ai en réserve des gênes yeux verts donc l’affaire aurait pu être dans le sac.

Par ailleurs, à mon âge, en faisant le tour de mon appart’, de mon métier, de mes « connaissances », de mon à peu près de culture, de ma reproduction de caste sociale, on aurait pu parier que le second critère était dans la poche.

C’était sans compter cet exemple : si une fille peut avoir un nez parfait, des lèvres bien dessinées, des fesses comme on les aime, une poitrine à la Chantal Thomas, un ventre de vitrine de pharmacie, ce n’est pas pour autant qu’elle est jolie. Des éléments parfait mis bout à bout peuvent s’avérer d’un très mauvais goût. C’est comme cela que je me réconforte. C’est comme cela que j’explique mon état.

En effet, las des introspections, des déceptions, des remises en cause ! Exit les interrogations existentielles du qu’est-ce-qui-ne-va-pas-chez-moi !? Mon caractère autiste et asociale aura-t-il raison du bonheur qu’un couple – puis qu’une famille – peut procurer ? Non, je disais une phrase avant que je rayais de ma sphère cérébrale toute interrogation qui pouvait remettre en cause mon légitime, durable et définitif célibat. Et ce ne sont ni les soirées en boîte, carton ou autres box qui me feront changer d’avis. Pas même les sites de rencontres, encore moins mon univers professionnel, sans compter les à cotés et autres opportunités sociales.

Assumons cet état de fait : nous ne sommes pas tous fait pour vivre à deux. Et si tant est qu’on le soit, nous ne sommes pas tous disposés à faire LA rencontre de sa vie. Et si tant est qu’on le soit, nous ne sommes pas tous disposés à s’engager. Et si tant est qu’on le soit, nous ne sommes pas tous disposés à faire en sorte que ça marche. Et si tant est qu’on le soit, nous ne sommes pas tous persuadés qu’en face cet engagement soit réciproque. Et si tant est qu’elle le soit – persuadée qu’il faille tout mettre en œuvre pour que l’histoire fonctionne -, pas sur que nous ne changions pas d’avis après mains engueulades. Mais je suis déjà très loin, car la raison que je me fais de ma vie en solo s’arrête au simple constat qu’il faut pouvoir démarrer avec quelqu’un et ce n’est pas une mince affaire. Car si je parlais des critères de choix des femmes, il n’en reste pas moins que j’ai les miens.

C’est donc ici que le bât blesse : mes absurdes exigences.

Citation du jour

Posted in Inutile by frichtre on 17 septembre 2009
“L’homme le plus mondain ou le plus militant a ses sous-bois, où personne ne s’aventure, pas même lui, mais qui sont là : la nuit de l’enfance, les échecs, les renoncements, le brusque émoi d’un nuage au ciel.”
Simone de Beauvoir, Préface de La Bâtarde de Violette Leduc.

Les abonnements à la carte ou de la carte à l’abonnement

Posted in Inutile by frichtre on 16 septembre 2009

Les opérateurs téléphoniques sont très bons pour ça :

Ils proposent une masse impressionnante d’abonnements – qui ne sont finalement que des dérivés d’une seule offre – et on passe de sa minable carte – d’où on ne peut ni appeler ni envoyer de sms sans avoir à se ruiner – à l’abonnement – d’où on ne peut que se ruiner à appeler et à envoyer des sms.

…Quand je vous disais que je faisais dans le blog intéressant !

Ma Grippe utile

Posted in Inutile by frichtre on 15 septembre 2009
dada5parJe pensais faire de ce blog un petit recueil de textes. Eh oui, je parlais de bibliothèque en avant-propos, mais en même temps je prétendais au déni d’intelligence, non, d’intérêt, alors il faut rester ici à dire ce qui ne semble utile à personne.
Mais l’utilité est à mon sens une notion bien étrange… Est-il utile de … ? Vous est-il nécessaire de … ? selon votre avis, vous estimez qu’il est impératif de …
En fait, nous voyons bien que l’utilité démontre la capacité des Hommes à avoir raison dans les circonstances de leurs actions. Nous estimons donc que l’utilité a besoin d’être justifiée pour exister.

Mais est-ce toujours bien utile ?